Fitbit Charge HR : test du bracelet Fitbit avec suivi du rythme cardiaque en continu

Publié par dans Tests produits

Avant propos

En quelques années, Fitbit est passée du statut de startup californienne qui commercialisait ses produits uniquement sur internet, à celui de leader mondial des trackers d’activité physique, dont les produits monopolisent désormais les têtes de gondoles au rayon high-tech de Carrefour ou Boulanger. Le Fitbit Charge HR est un modèle très attendu, car il fait suite au fiasco de la sortie du Fitbit Force et son retrait anticipé du marché pour défaut de conception (plus d’infos ici). Le Fitbit Charge HR reprend un design très similaire à celui qui a fait le court succès du Force, mais avec l’ajout d’une fonctionnalité majeure : le suivi continu du rythme cardiaque. Le Fitbit Charge HR est-il à la hauteur des attentes qu’il suscite ? C’est la réponse à laquelle nous allons essayer de répondre dans cet article.

Avant de continuer, j’en profite pour rappeler que je ne suis pas affilié à Fitbit et que le test qui suit a été réalisé avec un appareil acheté sur mes deniers. Cela est assez rare par les temps qui courent pour être signalé. Si vous trouvez des points qui manquent de clarté ou des erreurs dans ce billet, n’hésitez pas à apporter vos éclaircissements et contributions sous forme de commentaire à la fin de cet article.

1. Présentation du Fitbit Charge HR

Fitbit n’a pas changé la formule du côté du packaging : on a toujours l’impression d’ouvrir une carte SD qu’on a du mal à extirper de son emballage blister de mauvais goût. Ceci étant, on achète pas un produit de ce type pour la boîte, mais plutôt pour ce qu’il y a dedans. Et du côté du Fitbit Charge HR en lui même, le premier contact est comment dire… impressionnant. Plusieurs raisons à ce constat, mais deux points retiennent particulièrement mon attention.

La taille du produit : avoir un suivi continu du rythme cardiaque dans un form factor aussi compact relève de la prouesse. Il n’y a qu’à voir le format et la taille des autres produits proposant un suivi de la fréquence cardiaque sans ceinture thoracique tels que les produits Mio ou la montre Adidas miCoach Smart Run pour se faire un avis. Seul le Jawbone UP3 semble faire mieux, mais ce produit annoncé depuis des mois n’est toujours pas sorti.

Son toucher extrêmement agréable : on sent que Fitbit a fourni un effort de R&D considérable au niveau des matériaux pour parvenir à quelque chose de convainquant au toucher, et qui n’irrite pas la peau. Le résultat est donc bluffant et produit un toucher « peau de pêche », dans un plastique souple et légèrement élastique du meilleur effet.

Outre ces deux point, le Fitbit Charge HR est un tracker d’activité au design plutôt classique : c’est un bracelet qui se porte comme une montre, avec une boucle ardillon en guise de système de fermeture. La consultation des données collectées par l’appareil se fait par le biais d’un bouton pression situé sur le côté gauche d’un petit écran LCD n’ayant rien d’exceptionnel, mais qui fait le job. A noter également que le bracelet est légèrement plus épais au niveau de l’écran LCD. J’aurais presque préféré me passer de l’écran si cela permettait d’avoir quelque chose de plus fin, mais bon, nous dirons que c’est une question de goût.

2. Aperçu des fonctionnalités

Il faut distinguer deux lots de fonctionnalités pour le Fitbit Charge HR : la collecte de données santé d’une part, et des fonctionnalités « bonus » d’autre part.

Pour les données santé/fitness, le Fitbit Charge HR collecte ce qui suit :

  • le nombre de pas
  • la fréquence cardiaque en continu
  • la distance parcourure
  • le nombre de calories brulées
  • le nombre d’étages grimpés
  • le sommeil (de manière automatique, sans avoir à presser de bouton)

Toutes ces données sont accessibles en direct depuis l’écran du bracelet (exception faite pour le suivi du sommeil). Elles sont également accessibles via une application iOS/Android et le site de Fitbit sous forme de tableau de bord, plus complet, afin de suivre les grandes tendances de chacun de ces indicateurs par jour/semaine/mois/année.

Pour les fonctionnalités « bonus », voici ce que le Charge HR sait faire :

  • il donne l’heure, comme une montre
  • il vous notifie par vibration lors d’un appel entrant sur votre smartphone
  • il vous réveille le matin (ou quand vous voulez) par le biais « d’alertes silencieuses »

3. Mise en route et première synchronisation

Le Fitbit Charge HR se synchronise à l’immensité du web de deux manières : par une dongle USB à brancher sur son PC/Mac, ou bien grâce à l’application Fitbit (iOS/Android). La première mise en route est très fluide, il suffit de se rendre sur http://www.fitbit.com/setup et de suivre les instructions sur son ordinateur pour configurer son bracelet, l’opération prend moins de 5 minutes. A noter qu’il n’est possible d’avoir qu’un seul tracker associé à son compte Fitbit. J’utilisais déjà le Fitbit One, et le système d’installation m’a indiqué que le Charge HR allait désormais le remplacer.

Première synchronisation via le site de Fitbit

4. Premiers jours d’utilisation

Les premiers jours d’utilisation ont été un peu délicats dans mon cas. J’étais obsédé par cet engin au bout de mon bras et cela impactait mon comportement, mes mouvements, et donc probablement sur les mesures qui en découlaient. Utilisateur d’un Fitbit One depuis des années, j’étais à comparer les statistiques de mon One d’un côté et de mon Charge HR de l’autre en permanence. Quelques jours sont donc passés et j’ai fini par apprendre à vivre avec, et même à l’oublier. A ce petit jeu, le Fitbit Charge HR est très bon, car le fait qu’il se porte comme une simple montre lui permet de se faire rapidement oublier. Mes collègues et amis ne se sont pas rués vers moi à me demander ce que j’avais autour du bras. C’est un bon point, car les accessoires comme le Flex ou les modèles de chez Jawbone sont rapidement identifiés comme quelque chose de suspect autour du poignet, avant de déclencher l’inévitable question : « c’est quoi ce truc ? ».

5. Précision des mesures

Petit rappel ici pour indiquer que tous les trackers d’activité du marché reposent sur le même type de composant : un accéléromètre. Vous n’aurez jamais deux trackers d’activité qui vous indiqueront le même nombre de pas à la fin de la journée, et c’est tout à fait normal. Chaque fabricant implémente des algorithmes maison pour limiter le nombre de faux-positifs et parvenir en fin de journée à un décompte de pas le plus cohérent possible. Idem pour la distance parcourue et les colories brulées, ces deux données étant calculées sur la base d’extrapolations et de formules secrètes. Il ne faut donc pas s’attendre à avoir des mesures de la précision d’un GPS pour la distance parcourue. Ce qui compte en définitive, ce sont les grandes tendances. Ce sont elles qui vous indiquent que vous êtes un gros tas et qu’il faut vous bouger, ou inversement, que nous êtes un ninja de la marche.

Avant de procéder à l’achat du Fitbit Charge HR, j’avais de gros doutes sur la précision des mesures. Je me demandais vraiment comment un bracelet porté au bras pouvait compter précisément le nombre de pas effectué. En effet, il suffit d’avoir compris le mode de fonctionnement de tous ces bracelets (le fameux accéléromètre évoqué plus haut) pour se demander comment il peut bien faire la différence entre le mec qui pianote sur son clavier d’ordinateur, et le même mec qui marche. Cela s’applique également à tous les gestes du quotidien comme les repas, se gratter la tête et ainsi de suite, la liste est sans fin.

De ce côté, je dois bien avouer que je suis à la fois bluffé, mais aussi que le Charge HR ne fait pas de miracles.

Bluffé d’abord, parce qu’il est en fait très difficile de prendre le Fitbit Charge HR en faux. Vous pouvez passer une heure à gesticuler au lit sans qu’il vous compte un seul pas. Idem lors d’un repas de famille, vous pourrez manger goulûment tout en pointant vos convives avec votre couteau sans que cela ne compte un seul pas. Et enfin, vous pouvez passer la journée au bureau à pianoter frénétiquement sur votre clavier d’ordinateur, toujours sans que cela ne compte un seul pas. J’aimerais bien être dans la tête des ingénieurs chez Fitbit qui ont conçu les patterns de mouvements… et je n’ai qu’une chose à dire : bravo !

Il y a néanmoins quelques limites. S’il n’est pas facile de tromper sciemment le Fitbit Charge HR pour qu’il compte des pas là où il n’y en a pas, il en compte quand même pas mal pour des petits gestes du quotidien : changer un bébé, faire la cuisine ou fermer ses stores sont par exemple des petits gestes du quotidien qui finissent par compter des pas. A titre d’exemple, changer mon fils vaut 100 pas et fermer mes stores le soir en vaut 30. Nous dirons donc que la précision est ce qu’elle est, c’est à dire imparfaite. Les faux positifs sont un défi pour toute l’industrie des trackers d’activité et Fitbit ne déroge pas à la règle. On sent néanmoins que le produit est très bien pensé et que tout est mis en oeuvre pour livrer à l’utilisateur les statistiques les plus précises possibles.

Comme je le disais en préambule, je porte en parallèle deux trackers d’activité : le Fitbit Charge HR dont vous lisez actuellement le test, mais aussi mon désormais « vieux » Fitbit One que j’ai associé pour l’occasion sur un compte fantoche. Objectif : comparer les statistiques que produises ces deux trackers d’activité pour les confronter.

Et voici ce que ça donne :

Nombre de pas

Un premier point met en confiance : la tendance est la même. A y regarder de plus prêt, je note que j’ai un écart quotidien de 1 000 à 4 000 pas entre le Fitbit One et le Fitbit Charge HR. L’écart varie en fonction de la journée. Par exemple, lorsque je fais des déplacements en trottinette, le Charge HR semble compter beaucoup plus de pas que le One. Un autre point qui explique cet écart est que le Charge HR est porté 24h/24h. Il enregistre davantage de pas à des moments où je ne porte pas le One : le matin et le soir notamment. Enfin, après avoir décortiqué et comparé les statistiques produites par le One et le Charge HR sur une journée type, je me rends compte qu’ils sont quasiment d’accord à +/- 50 pas prêt pour tous mes déplacements à pieds. Et de manière générale, cela vaut pour tous les modèles du marché. Prenez 10 trackers d’activité de marques différentes, descendez dans la rue et faites une ligne droite de 100 pas : tous vous afficheront un solde de 100 pas. Mais le diable se cache dans les détails. Dans le cas du Charge HR, là où l’écart se creuse vis à vis du Fitbit One, c’est lorsque je fais les 100 pas chez moi. Typiquement, le Charge HR compte pas mal de pas lorsque je cuisine : tous les allers/retours à petits pas entre le frigo et mon point de cuisson impactent pas mal le décompte. A l’inverse, j’ai déjà pris le Fitbit One en flagrant délit d’omission : lorsqu’il est porté clipsé à la ceinture d’un jeans par exemple. J’ai l’impression qu’il ne compte qu’une partie de ces « petits pas du quotidien ». La vérité se trouve à mon avis quelque part entre les deux : le Charge HR sur-estime un peu le nombre de pas effectués, et le Fitbit One les sous-estime un peu.

Distance parcourue

Petit rappel pour la distance : elle aussi repose sur notre fameux accéléromètre embarqué dans le Fitbit Charge HR. Il s’agit donc d’une donnée estimée, en fonction du nombre de pas effectués, mais aussi d’un certain nombre de paramètres, comme la taille et le sexe spécifié dans son profil Fitbit. Il ne faut pas s’attendre à une donnée de la précision d’un GPS. L’interface en ligne permet à l’utilisateur de spécifier une « longueur de foulée » personnalisée pour parvenir à une estimation de la distance plus précise. Point intéressant, bien que Fitbit ne communique pas sur ce point, je note qu’en exportant mes données et en faisant quelques calculs, mes pas ne font pas toujours la même longueur. J’en déduis qu’il y a là aussi une formule maison de Fitbit qui essaie d’ajuster ses mesures en fonction de l’intensité des mouvements pour calculer la distance parcourue au plus juste. En comparant la distance avec un GPS sur une distance type de 10km (cours à pieds), le Fitbit Charge HR minore la distance parcourue d’environ 10%, ce qui est très acceptable à mon sens. Comme pour le nombre de pas, je dirais que mon sentiment sur la distance est que le One la minore un peu, alors que le Charge HR la minore un peu moins, tout en restant en deçà de la distance véritablement parcourue.

Nombre d’étages gravis

Le nombre d’étages gravis repose, aussi bien pour le One que pour le Charge HR, sur un altimètre barométrique embarqué. Et là, ils sont quasiment toujours d’accord. La précision de cette donnée est globalement très bonne sur le Charge HR. A noter que par temps de vent, le capteur peut être influencé par des variations subites de pression atmosphérique et compter un paquet d’étages que vous n’avez jamais gravis. A moins d’habiter à un endroit perpétuellement exposé un des forts vents, il ne s’agit pas d’un point dérangeant, et cela ne devrait pas trop fausser les mesures effectuées.

Sommeil

Nouveauté du Fitbit Charge HR : celui-ci mesure la durée et la qualité du sommeil de l’utilisateur, mais sans avoir à presser sur un quelconque bouton avant d’aller se coucher. Il s’agit peut être d’un détail, mais c’est la principale raison pour laquelle je n’avais jamais utilisé cette fonctionnalité sur mon Fitbit One (qui nécessitait en plus d’enfiler un bracelet un tissu et d’y glisser le One dedans). La capacité du Charge HR à détecter le moment où je m’endors et me réveille est très bonne. Le fait que le suivi du sommeil soit vraiment transparent et ne nécessite aucune action de la part de l’utilisateur est un très bon point. J’ai hâte de me coller à faire des statistiques pour faire parler ces chiffres d’ici quelques mois/années.

Fréquence cardiaque

Il s’agit peut-être du point par lequel j’aurais du commencer, mais gardon le meilleur pour la fin ! Le suivi de la fréquence cardiaque au repos est très satisfaisant et la précision est au rendez-vous. Après une batterie de tests effectués en comparaison avec une montre de running Garmin Forerunner 620 et une ceinture thoracique, j’obtiens des mesure qui sont très semblables, souvent à la pulsation prêt. La réactivité du Charge HR est bonne et les variations sont assez rapides. On peut être à 50BPM assis au calme, et voir la fréquence cardiaque monter instantanément, dès qu’on se lève et qu’on bouge un peu.

Là où ça se corse en revanche, c’est au niveau du suivi de la fréquence cardiaque sur des activités physiques intenses. Lorsque l’on monte dans les tours, les réactivité du Charge HR n’est plus la même, et il devient difficile de suivre cette données précisément.

Voici à titre de comparaison la même activité physique (une sortie running de 30/30) trackée par le Charge HR et la Forerunner 620.

Les principales différences entre les deux courbes sont les suivantes :

  • il y a comme une latence : le Charge HR monte moins vite dans les tours
  • idem pour le retour à un rythme plus calme, le Charge HR met un temps à redescendre
  • la précision des séries sur un exercice type fractionné est imparfaite
  • un bon point quand même : sur l’ensemble de la séance, la FC moyenne est la même

En définitive, nous dirons que le suivi du rythme cardiaque au quotidien et en continu est très bon, mais il est à prendre avec des pincettes en mode entraînement. Il est certain que le Charge HR permettra à un novice d’avoir un aperçu plus précis de l’intensité d’une activité physique. En revanche, le sportif averti qui se sert de la fréquence cardiaque comme un outil d’entrainement peut passer son chemin. Rappelons que le Charge HR est avant tout un tracker d’activité physique du quotidien, et il est très bon dans ce registre. Les adeptes des entraînements cardio et des salles de muscu n’ont pas attendu Fitbit et ont du matériel Polar depuis 15 ans. C’est donc un moindre mal dans ma perception des choses, car le Charge HR remplit tout à fait son contrat au quotidien.

6. Tableaux de bord, accès aux données et analyses

Mobile : iOS / Android

Toutes les données collectées sont accessibles sur les applications mobiles iOS/Android. On y retrouve tous les indicateurs sur un tableau de bord récapitulant la journée, avec la possibilité de rentrer dans le détail, indicateur par indicateur (sommeil, pas, distances, etc.). Il est ensuit possible d’avoir un détail selon la granularité de son choix : jours, semaines, mois, années. L’un dans l’autre, les données sont vraiment très accessible et l’application mobile Fitbit pour iOS / Android est de très bonne facture.

Site web Fitbit.com

Le site web de Fitbit permet d’accéder aux mêmes données, mais depuis son ordinateur. Si l’application iOS est très travaillée et a évolué avec le temps, je trouve que le site web de Fitbit est un peu le parent pauvre de la maison. Hormis un tableau de bord moderne fonctionnat avec des widgets, le reste des interfaces du site n’ont pas été mises à jour depuis fort longtemps, et arborent un design et une ergonomie dépassée. Il y même difficile de s’y retrouver tellement les intitulés sont équivoques. Le détail de statistiques se trouve sous un onglet appelé « Journal ».

Le seul point positif que j’ai trouvé au site web est la possibilité d’exporter les données de son compte Fitbit sous forme de CSV. Il s’agit d’une fonctionnalité un peu geek, mais qui met tout de même en lumière une certaine ouverture de la plateforme, ce qui n’était pas le cas auparavant. L’export des données nécessitait de passer à la caisse et d’acheter un abonnement Fitbit Premium.

Au global : que faire de ces données ?

Les données collectées sont fiables et facile d’accès, notamment au travers d’applications mobiles très bien faites. Se pose toutefois la question de l’interprétation de tout ces chiffres. Et c’est bien la plus grande question à laquelle Fitbit ne répond pas. Si le nombre de pas semble évident à interpréter depuis le temps qu’on nous bassine avec les fameux 10 000 pas quotidiens recommandés par l’OMS, pour le reste des indicateurs, c’est un peu le flou, et Fitbit ne fait pas de coaching. J’aurais apprécié avoir plus d’informations et de détail, notamment sur le suivi du rythme cardiaque et du sommeil. Cela permettrait de faire une lecture plus avisée de tous ces chiffres, et pourquoi pas se fixer des objectifs en conséquence.

7. Autonomie

Après un mois d’utilisation, l’autonomie est conforme à ce qui est annoncé par Fitbit, c’est à dire que le bracelet tient environ 5 jours sur une charge. Il s’agit d’une très belle performance lorsque l’on compare au reste du marché. On a parfois l’impression de recharger certains bracelets concurrents à longueur de temps. Très bon point pour l’autonomie donc, sans oublier la vitesse de charge. Branché sur un port USB, le Fitbit Charge HR se charge intégralement en moins d’une heure.

8. Fonctionnalités bonus et petits plus

Montre

La fonctionnalité montre est bien pratique : il suffit d’appuyer sur le bouton du Charge HR pour voir l’heure s’afficher. Je regrette néanmoins qu’il n’y ait pas d’option permettant un affichage de l’heure en continu. J’imagine que les considérations d’économie de batterie ne sont pas étrangères à ce choix des ingénieurs de Fitbit, mais il aurait été sympa d’avoir un mode qui permet, d’une manière ou d’une autre, d’avoir l’heure sans avoir à appuyer sur le bouton. Edit 07/2015 : il est désormais possible de voir l’heure juste en regardant son Fitbit Charge HR. Dès que l’accéléromètre détecte un mouvement qui resemble à un poignet qui se dresse pour regarder l’heure, l’écran s’allume automatiquement. Cette fonctionnalité est vraiment très bien pensée.

Réveil et alarmes silencieuses

Il s’agit d’une bonne surprise de mon point de vue. Je n’aurais jamais trop utilisé ce type de fonctionnalité, mais je me suis laissé tenté. La programmation des alarmes se fait directement dans l’application mobile et permet de mettre en place un ou plusieurs réveils, avec la possibilité de gérer la récurrence certains jours de la semaine. J’ai donc désormais un réveil silencieux au poignet du lundi au vendredi, et je suis vraiment séduit par cette fonctionnalité.

Si j’avais un seul reproche à faire, c’est le côté un peu boudin du vibreur. S’il ne m’arrive quasiment jamais de dormir au moment ou l’alarme silencieuse vibre, il m’est arrivé quelques fois d’être endormis profondément, et je dois dire que le choc est rude ! Un mode progressif aurait certainement permis de réveiller l’utilisateur plus délicatement.

Affichage des appels entrants

C’est peut-être ma fonctionnalité préférée. Le Fitbit Charge HR permet d’être notifié des appels entrants sur son téléphone (iOS/Android) au moyen d’une petite vibration. Le nom de l’appelant défile également sur l’écran du bracelet. J’ai longtemps été réfractaire aux montres connectées, mais je dois bien avouer que cette fonctionnalité fait vraiment sens. Elle permet de savoir en un clin d’oeil qui vous appelle, mais aussi de ne pas rater d’appel dans un environnement bruyant. Très bon point de mon côté donc pour cette fonctionnalité.

9. A qui s’adresse ce bracelet connecté ?

Le Fitbit Charge HR s’adresse aux personnes souhaitant suivre leur activité physique au quotidien, probablement les personnes un peu plus sportives dirons nous, en raison de la présence du suivi continu du rythme cardiaque.

Bien que le marketing de Fitbit mette en avant le suivi d’activité au sens « entraînement » du terme, je persiste à penser que ce produit est davantage fait pour suivre son activité au quotidien, plutôt que pour aller faire des sorties de course à pieds ou autres séances de Fitness. Il y a peut-être une exception pour les entrainements cardio en salle de sport, où le Charge HR permettra surement d’avoir un aperçu intéressant de l’intensité d’un entrainement et des calories dépensées, mais tout en mélangeant des indicateurs qui n’ont pas trop de sens (je pense aux pas en particulier). Je laisse les cracks de la fitness et des salles de sports apporter un complément/avis sur ce point en commentaire.

Si le Charge HR affiche les appels entrants, ce n’est pas une smartwatch pour autant. Les personnes à la recherche d’une extension du smartphone passeront leur chemin : impossible de recevoir ses SMS ou email au poignet par exemple.

10. Verdict : 4/5

Le contrat du Fitbit Charge HR est remplit de mon point de vue : c’est un excellent tracker d’activité physique au quotidien (mais pas pour les entrainements). Il arrive à me séduire par la pertinence et la précision de ses mesures, la qualité de ses applications mobiles, mais aussi ces petits plus comme les alarmes silencieuses ou l’affichage des appels entrants. J’ai longtemps hésité avant d’opter pour un tracker d’activité physique qui se porte au poignet, mais je pense que la notifications des appels entrants et le suivi du rythme cardiaque en continu sont deux bons arguments pour se laisser tenter. Si le Charge HR n’est pas exempt de tout défaut, il représente certainement à ce jour le meilleur compromis entre les fonctionnalités qu’il offre et la place qu’il prend autour d’un poignet qui sera de plus en plus convoité dans les années à venir.

Points positifs (oh yeah)Points négatifs (bouh)
Design compact et passe partoutCardio imprécis lors d'entrainements
Précision des mesures
Très bonne autonomie (5 jours)
Suivi du rythme cardiaque en continu
Suivi du sommeil sans pression préalable d'un bouton

Et voilà, c’est fini, merci d’avoir lu cet article !


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Fitbit Charge HR
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